Être accepté(e) lors de la sélection pour une exposition, mettre toutes les chances de son côté …

Comme le mentionnent des expertes compétentes telles Carolyn Edlund, présidente de Artsy Shark ou Renee Phillipps, directrice et commissaire de Manhattan Arts International, il existe certains trucs non négligeables dont il vaut mieux tenir compte si l’on veut être accepté lors de la sélection pour une exposition. Je vous résume ici leurs recommandations ainsi que mes commentaires.

  1. Soyons honnêtes. À quoi sert de présenter votre dossier à une exposition qui vous convient plus ou moins? Familiarisez-vous donc le plus possible avec celle qui vous intéresse. Si ça n’est pas trop loin de chez-vous, allez la visiter et n’envoyez votre dossier que l’année suivante. Examinez les lieux, l’ambiance, le nombre de visiteurs. Si ça n’est pas possible de vous y rendre, consultez attentivement les photos montrant les activités et les installations des années précédentes. Ou mieux, informez-vous auprès de quelques-un(e)s des anciens participant(e)s que vous connaissez.

Je me souviens d’une amie artiste me racontant à quel point elle avait été déçue d’une expo à laquelle elle avait participé. Peu de visiteurs et des kiosques plus que branlants. Si elle avait su, elle n’aurait jamais soumis son dossier et aurait économisé pas mal d’argent (l’expo étant loin, elle avait dû coucher à l’hôtel).

  1. Remplissez correctement le formulaire d’inscription et suivez les directives données. Lire trop vite ou à moitié les instructions pourrait facilement vous mettre dans l’embarras. S’il y a beaucoup de soumissions pour une exposition, les membres du comité de sélection ne prendront certainement pas le temps de communiquer avec l’artiste pour lui demander l’élément manquant dans son dossier. Demande incomplète = dossier rejeté. Instructions non suivies = dossier rejeté.

Je me souviens d’une amie artiste (pas la même qu’au point 1) qui, 2 années de suite n’a pas été sélectionnée pour une exposition. Alors qu’on demandait de soumettre le dossier par voie électronique, elle préférait aller porter son dossier papier en se disant que ça n’était pas loin de chez-elle. La 3e année, ayant enfin soumis son dossier par courriel, tel que demandé, sa candidature a été retenue …

Suivez attentivement les instructions quant aux exigences relatives aux photos (format, dimensions, libellé, etc.). Soumettez le nombre d’images requises, ni moins ni plus.

Il est vraiment primordial de ne soumettre que vos meilleures œuvres. Certains artistes font parfois de mauvais choix, soit parce qu’ils n’ont pas un corpus d’œuvres suffisant ou que leurs œuvres sont trop différentes ou même disparates, sans signature réelle. C’est une très grave erreur puisque les jurés recherchent des talents bien ciblés et pleinement développés. D’ailleurs, j’ai appris récemment qu’un artiste est évalué sur l’œuvre la plus faible soumise. Il vaut mieux approfondir ce que l’on fait le mieux, d’être connu pour cela. Vous devez développer un style unique. Si vous essayez de séduire tout le monde, vous ne séduirez personne. Cela fait amateur.

C’est dans cet ordre d’idée qu’il faut soumettre un groupe d’œuvres cohérent. Il est bon d’avoir un style hautement reconnaissable et distinctif qui se manifeste dans chacune des pièces soumises. Les œuvres ne doivent pas être totalement indépendantes les unes des autres. Le groupe d’œuvres doit présenter un effet synergique, son impact devrait être supérieur à la somme des différents résultats individuels.

Une amie artiste (une autre) m’a déjà confié qu’elle a cessé de soumettre son dossier à une certaine expo-concours puisqu’elle n’était jamais acceptée. Mais, je sais que c’est une artiste qui aime la «variété», ce qui malheureusement lui nuit au moment de la sélection.

  1. Vous devez soumettre d’excellentes images de vos œuvres. Les images de mauvaise qualité vont ruiner vos chances avant même que vous ne soyez sérieusement considéré. Après avoir passé de nombreuses heures à créer quelque chose de valeur, rendez hommage à votre travail en ayant des photos d’excellente qualité.

Fouillez internet pour obtenir d’excellents trucs, prenez un cours sur la prise de photos d’œuvres d’art (je l’ai fait il y a quelques années) ou retenez les services d’un professionnel (malheureusement plus coûteux).

Les juges regardent les images rapidement; vous avez 2 ou 3 secondes pour attirer leur attention et faire bonne impression. Vos photos doivent être digne d’un «wow»!

Je vais vous raconter une anecdote à propos de photos présentées il y a quelques années, dans le cadre d’un appel de dossiers. Je devais soumettre six photos. J’avais choisi des œuvres de diverses dimensions et les avaient imprimées sur du beau papier photo (c’était un dossier papier). Cependant, toutes mes photos étaient de la même grandeur, i.e. un tableau mesurant 10 po x 10 po prenait toute la page de la même façon qu’un tableau mesurant 24 po x 24 po. J’avais donc reçu le commentaire suivant : Sur le tableau XXX, la signature prend trop de place sur l’œuvre. Depuis, j’ai compris. Lorsque mon œuvre est de petit format, je réduis la grandeur de la photo. Et lorsque l’œuvre est plus grande, la photo prend alors toute la page.

  1. Les photos de vos œuvres sont les reines de votre présentation. Mais, ne négligez pas l’écriture de votre démarche artistique et de votre c.v. puisqu’ils feront la différence lorsque viendra le temps pour le comité de sélection d’affiner son choix.

Votre démarche doit être claire et descriptive de votre recherche. Surtout, surtout, une démarche n’a rien d’une biographie. Quant au c.v., le jury cherche à savoir depuis quand l’artiste présente son travail et à quel type d’expositions il participe. Les expositions avec sélection par jury composé de pairs ont une meilleure cote que celles où la sélection se fait par un comité composé de l’organisatrice de l’expo accompagnée du maire de la ville; il existe également certaines expositions où il n’y a aucune sélection préalable, qui valent ce qu’elles valent… Les expositions individuelles sont mieux cotées que les expositions collectives. Le jury tiendra compte également des prix, mentions ou reconnaissances reçues. En passant, un «prix du public» n’a aucune valeur pour une sélection à une exposition.

Et n’oubliez pas que certains comités consultent le site web des artistes, en sus des informations soumises au dossier. Ceux-là veulent aller plus loin dans leur vérification, voir si l’artiste crée constamment des œuvres de qualité, s’il développe une carrière professionnelle, etc.

  1. Malgré tout cela, ces excellentes photos, cette démarche articulée, ce c.v. étoffé, il arrivera que votre candidature soit rejetée. Un artiste ne devrait pas accueillir ce rejet de façon trop personnelle. Ça ne veut pas dire que votre travail n’est pas bon. Si c’est carrément votre dossier qui est mal fichu, cela se corrige.

Il arrive que le comité de sélection doive respecter certains critères bien précis. Si 200 dossiers sont reçus pour 35 places disponibles, il y aura sûrement de très bonnes candidatures qui seront rejetées. Parfois, le panel doit choisir un nombre limité de pièces et souhaiter présenter différents styles. Malheureux mais vrai, la diversité sera privilégiée au détriment de la qualité de certains dossiers.

Pour certaines expositions, il n’y a que 6 ou 7 plages dans une année et elles viennent avec des contraintes comme, au moins 3 artistes de la région immédiate, au moins un artiste de la relève, etc.; ça diminue les chances.

On ne peut non plus laisser sous silence les goûts personnels des jurés. En principe, ils sont supposés faire leur travail en toute impartialité et juger selon des principes techniques et esthétiques, composition, harmonie des couleurs, contrastes, formes, lumière, etc., évaluer le processus créateur de l’artiste mais, si un juré a horreur du jaune et que 4 de vos 5 œuvres font une belle place à cette couleur, meilleure chance la prochaine fois.

En résumé

L’art visuel est tout à propos de l’image. Assurez-vous que la présentation de votre dossier correspond à l’image que vous souhaitez projeter. La proposition de projets d’exposition contribue au processus continu d’amélioration.

P.S. : Mes informations viennent de mes nombreuses lectures, d’un cours sur l’écriture d’une démarche artistique et d’un projet d’exposition, d’un cours sur la prise de photos de tableaux et de mes expériences personnelles.

L’été, la saison des sympos …

Pour la première fois depuis quelques années, je ne participerai à aucune exposition extérieure. J’y songeais depuis un certain temps; plusieurs éléments m’ont amenée à prendre cette décision à la fin de l’été dernier. J’ai quand même un petit pincement au cœur quand je lis toutes ces annonces de symposiums dont la saison s’amorce. Mais je ne regrette pas mon choix, mes raisons étant nombreuses et sérieuses.

Pleins de souvenirs me reviennent en mémoire. Entre autres, mon tout premier sympo, alors que, dans la nuit du samedi au dimanche, un violent orage s’était abattu dans la région où se tenait ladite exposition. Nous n’avions pas eu une seule goutte de pluie chez-moi mais, on l’avait annoncé à la télé. Alors que je roulais en direction de la ville où avait lieu le sympo, je voyais tous ces nuages noirs au loin et je me disais : «flûte, est-ce que c’est là où je m’en vais?…» Quelle désolation quand je suis arrivée au parc. Au moins 8 chapiteaux s’étaient affaissés sous la force des vents. Mon cœur a sauté un battement alors que je me dirigeais vers mon emplacement. Ouf! Mon chapiteau avait résisté. Le vent l’avait épargné ainsi que celui de mes voisines immédiates. Oui, un peu d’eau dans un coin du toit mais, rien d’autre.

Naturellement, ce ne fut pas le seul sympo où j’ai connu vent et pluie. Ou chaleur accablante. Ou température magnifique, belle journée ensoleillée avec juste ce qu’il faut de petite brise pour que ce soit agréable. Il faut donc être prêt à tout affronter.

Le chapiteau

Comme beaucoup d’artistes, je me suis procuré mon chapiteau chez Costco. Blanc et mesurant 10’ x 10’. Certains le choisissent de couleur mais, c’est risqué puisque plusieurs comités organisateurs n’acceptent que les chapiteaux blancs. De toute façon, un fond blanc laisse toute la place aux œuvres alors qu’un fond de couleur pourrait nuire. Malheureusement, ces chapiteaux à prix abordables ne sont pas à toute épreuve. Les coutures ne sont pas complètement étanches. Les tout petits piquets et fines cordes fournies ne tiennent pas grand-chose. Vaut mieux s’équiper de piquets qui vissent dans le sol, comme ceux vendus dans la section animalerie des grands magasins ainsi que de solides sangles à cliquet. Et une grande bâche garantie imperméable – blanche naturellement – n’est pas de trop pour les fins de semaine pluvieuse.

Pour débuter ou pour un artiste qui participe à quelques sympos par saison, un chapiteau peu coûteux fera l’affaire. Cependant, si vous avez l’intention de prendre part à une douzaine d’expositions par été et de faire ça pendant une vingtaine d’années, vaudra mieux investir dans quelque chose de plus solide.

Le système de présentation

Lors de mes premiers sympos, j’accrochais mes tableaux sur des chaînes blanches (je les possédais déjà) avec des crochets à rideaux. Pas trop compliqué. Sauf que quand il ventait, mes tableaux se promenaient un peu trop à mon goût. Toujours un peu peur qu’ils se fassent abîmer. J’ai donc changé mon système pour du grillage en plastique, blanc naturellement. Sur un tel grillage, on peut installer nos tableaux à différentes hauteurs, au goût. Cependant, j’ai trouvé un peu rigide le grillage que j’avais acheté. Si j’avais continué à participer à des expositions extérieures, j’aurais peut-être considéré un autre système.

Les œuvres

Que ce soit pour une exposition à l’intérieur ou à l’extérieur, je prépare toujours un plan de mon installation à l’avance. Je travaille sur Excel. Je conçois une grille où chaque cellule représente 1 pouce (hauteur de ligne : 17,5, largeur de colonne : 2,57, zoom : 60%). Sachant que les murs du chapiteau font 10 pieds de large, je peux sélectionner la gamme de tableaux qui conviendront pour l’événement et vérifier, à l’avance, si j’aurai la place ou pas pour les accrocher. C’est plus facile de changer d’idée à l’ordinateur que de faire ça une fois rendue sur place.

Il est important de bien sélectionner les œuvres qu’on choisira d’accrocher, non seulement parce qu’on veut attirer les visiteurs …  et les acheteurs mais également parce que, dans certains sympos, des prix sont décernés par un jury. Tout sera alors examiné. La qualité des créations, les compétences techniques de l’artiste et l’harmonie de l’installation. Pas de tableau mal accroché ou de matériel en mauvais état.

Le marketing

Bien sûr, les organisateurs de l’exposition feront de la publicité pour annoncer l’événement mais il faut que l’artiste fasse également sa promotion. Plus il y aura de visiteurs, plus il y aura d’acheteurs. C’est mathématique.

Ce sera également le moment d’apporter cartes d’affaires, dépliants, portfolio et un livre d’invités pour collecter noms et adresses courriel des visiteurs. Une façon inusitée (je dis ça parce que je l’ai déjà fait) de faire de la promo serait de porter un t-shirt sur lequel serait inscrit votre nom et l’adresse de votre site web.

Les autres fournitures

Ensuite, vous aurez besoin d’une table (moi, j’en avais même deux) et d’une nappe (donc, deux nappes), une chaise (privilégiez une chaise haute pour, tout en restant assis, être à la hauteur des yeux des visiteurs), vos factures de vente, votre bidule Square pour les cartes de crédit (avez-vous un forfait internet s’il n’y a pas de wifi au parc), du matériel d’emballage (surtout, ne laissez pas vos acheteurs repartir sans protéger l’œuvre pour laquelle ils viennent de dépenser quelques centaines de dollars), une ou deux affiches interdisant la prise de photos, de l’eau, de quoi grignoter, des ciseaux, du ruban gommé, des tie-wraps, etc. etc. etc. Il y en a tellement que je vous incite à préparer un aide-mémoire pour ne rien oublier. Ma liste faisait deux pages complètes.

Surtout, n’oubliez pas de noter toutes vos dépenses ainsi que le kilométrage parcouru. Et soyez positif en toutes circonstances. La bonne humeur est plus attractive.

Sur ce, bonne saison à tous les artistes qui exposeront leurs œuvres toutes plus magnifiques les unes que les autres, beau temps mauvais temps. J’irai vous visiter.

Collectif des membres de Arts Sutton

Valse, acrylique sur toile d'artiste galerie
Valse, acrylique sur toile d’artiste galerie

C’est avec grand plaisir que je vous invite, à l’occasion de la période des Fêtes, au Collectif des Membres de Arts Sutton, une exposition de petits et moyens formats qui se tiendra du 24 novembre au 30 décembre prochain.  Venez découvrir l’originalité des œuvres présentées et dénicher des cadeaux uniques signés par des créateurs d’ici.  L’exposition réunit cette année quarante-cinq artistes en arts visuels et métiers d’art. Le vernissage se tiendra le dimanche 27 novembre, dès 14h.

Merengue, acrylique sur toile d'artiste galerie
Merengue, acrylique sur toile d’artiste galerie

Pour l’occasion, je présente deux tableaux mesurant 20 po x 20 po (50,8 cm x 50,8 cm), chacun faisant partie de ma série Toute cette musique. Il s’agit de Valse ainsi que de Merengue. La musique dansante n’est-elle pas en accord avec la période festive des Fêtes?

Durant cette exposition, la Galerie sera ouverte tous les jours de 13h à 17h. Arts Sutton est située au 7 rue Academy, à Sutton. Le stationnement y est gratuit.


ATTENTION : © TOUTE REPRODUCTION OU UTILISATION DU CONTENU DE CE BLOGUE EST STRICTEMENT INTERDITE SANS LE CONSENTEMENT ÉCRIT DE L’ARTISTE. ©

 

Invitation à la 2e édition de «La grande exposition des petits chefs-d’œuvre»

Du 12 au 27 novembre prochains se tiendra la seconde édition de La grande exposition des petits chefs-d’œuvre organisée par l’atelier galerie Hors-Cadre, sise au 320 chemin Knowlton à Lac-Brome.signet-pub-2016

Pour l’occasion, plus de 50 artistes des Cantons-de-l’Est – et même d’ailleurs – accrochent des œuvres de petits formats aux murs de la galerie. Les petits formats sont toujours appréciés à l’approche des Fêtes puisqu’ils s’offrent très bien en cadeau.

Pour ma part, j’ai choisi 3 œuvres de ma série Toute cette musique. Il s’agit de Rock’n’Roll 1, 2 et 3, mesurant chacune 10 po x 10 po (25,4 cm x 25,4 cm). Acryliques peintes sur toile de coton apprêtée montée sur châssis de type galerie, elles sont prêtes à suspendre sur ce mur qui n’attend qu’un peu de couleur pour s’animer.

rock-n-roll-1-2-et-3

Je vous lance donc l’invitation à venir vous balader dans les Cantons-de-l’Est d’ici au 27 novembre prochain ou même mieux à participer au vernissage ce dimanche, 13 novembre.  La galerie est ouverte du mercredi au dimanche, de 11h à 17h.


ATTENTION : © TOUTE REPRODUCTION OU UTILISATION DU CONTENU DE CE BLOGUE EST STRICTEMENT INTERDITE SANS LE CONSENTEMENT ÉCRIT DE L’ARTISTE. ©

 

Dernier sympo : Artistes sur le champ, Chambly

Je participe, pendant la fin de semaine qui vient, à ce qui sera mon tout dernier symposium, Artistes sur le champ organisé par la Ville de Chambly, en partenariat avec Parcs Canada. Cette événement, prévu les 20 et 21 août, en sera à sa 21e édition.

chambly

Nous serons plus d’une cinquantaine d’artistes aux styles variés qui exposeront nos œuvres sur le site enchanteur du Fort-Chambly. Au programme, une œuvre collective autour d’un prisme de couleurs ainsi que la confection d’oiseaux originaux. L’animatrice de cette grande fête des arts mènera des entrevues avec les artistes exposants. Il y aura également prestation musicale le samedi 20 août à 14h ainsi que le dimanche 21, toujours à 14h.

Je vous accueillerai avec grand plaisir à l’emplacement no 7. Venez plonger dans cet univers coloré et courez la chance de gagner un montant de 300$ applicable à l’achat d’une œuvre d’art. Le lieu historique national du Fort-Chambly est situé au 2 rue de Richelieu.

Profitez-en également pour vous rendre juste à côté, au Corps de garde du Fort-Chambly, 8 rue de Richelieu, pour visiter l’exposition collective sur le thème Blanc.

Oh comme j’ai trouvé ce thème difficile à interpréter, moi qui ne peint que pour la richesse des couleurs que j’applique sur la toile. Ma première réalisation ne me plaisait pas si bien que j’ai tourné mon tableau tête en bas, j’ai appliqué du gesso et de la pâte à modeler çà et là et je suis partie avec un autre concept. Voilà le résultat :

interligne-web

 

C’est tellement, mais tellement différent de ce que je fais habituellement. Preuve que ce thème m’a tourneboulée. Plus zen peut-être … Il s’agit d’une acrylique et cordon tressé sur canevas, mesurant 18 po x 24 po et dont le titre est Interligne.

Après cet événement, je rangerai mon chapiteau quasi définitivement puisque j’ai pris la décision de ne plus participer à des expositions extérieures. Ce sont des activités qui demandent énormément d’énergie et dont le rapport coût-bénéfice s’est révélé défavorable pour moi. Peu de mes ventes sont réalisées en extérieur alors que ce sont des activités risquées quand on pense à quel point on est à la merci de la température. De plus, je souhaite accorder un répit bien mérité à mon complice préféré; il en a besoin. Je compte me concentrer dorénavant sur les expositions en intérieur, là où je réussis mieux.


Rejoignez mon cercle d’initiés afin de bénéficier d’offres privilèges exclusives. N’hésitez pas à vous abonner à mon infolettre en cliquant ici.

Fiou! Au moins j’ai couvert mes dépenses …

J’ai entendu cette phrase encore récemment, lors d’un symposium. Et je me suis dit : Vraiment?

bag-147782_640Faudrait savoir à quelles dépenses l’auteur de la phrase faisait allusion. C’est trop facile de prendre le total des ventes de la fin de semaine, d’en soustraire les frais d’inscription à l’exposition en y ajoutant le 30$ d’essence mis dans l’auto le samedi matin et de se dire qu’on a fait ses frais. Non, non, arrêtons de nous taper dans le dos en nous congratulant et en nous berçant d’illusions.

Faisons un peu le tour de quelques dépenses reliées à une exposition extérieure. Remontez le temps et souvenez-vous que vous avez d’abord dû soumettre un dossier à un comité de sélection. Ce dossier devait probablement inclure votre c.v. artistique, votre démarche artistique – qu’il a bien fallu prendre le temps de rédiger – ainsi que quelques photos. Photos … donc caméra, ainsi que logiciel de retouche d’images (heureusement, il y en a des gratuits). Ensuite, il y a eu l’impression des photos (et ça, ça n’est pas gratuit). Plus le cahier de présentation plastifié (pour protéger les fameuses photos), l’enveloppe et le timbre. Oh! J’oubliais. On demandait 25$ pour l’étude du dossier, en sus des frais d’inscription.

Est venu ensuite le temps de la planification de l’exposition, le choix des tableaux à y proposer. Et puis, la préparation des cartels d’identification. L’organisation du matériel dont vous aurez besoin – surtout, ne rien oublier (vaut mieux avoir un aide-mémoire) – et tout mettre dans l’auto la veille de l’événement, tout cela prend quelques heures. Du temps … que vous pourriez utiliser autrement. Et le temps, c’est de l’argent.

IMG_0051-2Vous vous installez alors le samedi matin avec ce matériel qui a coûté beaucoup de beaux billets de banque, le chapiteau, le système d’ancrage, une ou deux tables, une chaise, les différents supports pour vos tableaux, vos cartes d’affaires, etc. en espérant qu’il fasse beau tout le week-end et que les visiteurs soient nombreux. Deux jours debout à souhaiter que ces visiteurs se transforment en acheteurs. Ce qui est de plus en plus rare. Il y a tellement de symposiums durant l’été que c’est maintenant devenu une sortie un peu banale. Les gens vont s’y promener, passer quelques heures comme s’ils visitaient un musée, sauf qu’il est en plein air. Des ouèreux …

Et, le dimanche soir venu, il faudra tout remballer, retourner à la maison, déballer et ranger tout le matériel et … récupérer, se reposer un peu.

À l’œil comme ça, juste en temps, il y en a pour

  • Préparation et emballage : 8 hres @ 15 $/hre = 120 $
  • Exposition : 2 jours x 12 heures @ 15 $/hre = 360 $
  • Déballage et récupération : 8 hres @ 15 $/hre = 120 $

En affaires – vous êtes en affaires, non? – chaque journée passée à exercer une activité comporte son coût de renonciation. Il s’agit de la perte que l’on subit quand on fait le choix d’une option par rapport à une autre. Autrement dit, c’est le gain dont on accepte d’être privé en faisant le choix de renoncer à une occasion d’affaires plutôt qu’à une autre. Ces quelques 40 heures auraient pu être consacrées à d’autres activités et doivent donc être rémunérées. Une exposition est un travail de marketing et de vente.

financial-crisis-544944_640Ainsi, juste votre présence à ce sympo vient de vous coûter 600 $. Auxquels, il faut ajouter les 200 $ de frais d’inscription. Plus les frais d’utilisation de l’auto (pas juste l’essence mais t-o-u-s les frais d’utilisation). Pour les connaître, il faut naturellement tenir un registre de tous ses déplacements, de ses achats d’essence, de ses frais d’entretien, etc. Plusieurs ne le font malheureusement pas.

Alors quand vous sautez de joie parce que vous avez eu la «chance» de faire une, deux ou même trois ventes qui totalisent entre 300 et 500 $, ne dites plus que vous avez couvert vos dépenses. D’ailleurs, ces tableaux vendus, il a fallu les empaqueter. Ce rouleau de papier-bulle, il a coûté combien?

————————————————————————————————-

Ceci étant dit, il peut y avoir certains événements qui représentent de grandes opportunités en termes de marketing. Nous acceptons le fait que les ventes ne soient peut-être pas au rendez-vous mais nous y allons à cause du fort potentiel de rencontres intéressantes et éventuellement bénéfiques pour notre carrière.


Rejoignez mon cercle d’initiés afin de bénéficier d’offres privilèges exclusives. N’hésitez pas à vous abonner à mon infolettre en cliquant ici.

Rendez-vous à Candiac les 4 et 5 juin prochains

Ma première exposition extérieure aura lieu en fin de semaine prochaine, les 4 et 5 juin 2016, au magnifique Parc André-J.-Côté de Candiac. Il s’agit du Symposium de la Fondation Hélène-Sentenne qui en sera à sa 3e édition cette année.

FondationHSentenne_Symposium2016.indd

Nous serons une soixantaine d’artistes réunis pour vous accueillir de 10h à 17h tant le samedi que le dimanche. La présidence d’honneur a été confiée, cette année, à Rénald Brisebois, artiste peintre de Québec ayant à son actif des expositions en France, en Ontario, en Alberta, aux États-Unis et bien sûr, au Québec. Le dimanche débutera avec une prestation de Yvon St-Aubin et Jérôme Grenier qui nous présenteront, vers 11h, un duo «apéro».

J’aurai le plaisir de proposer aux visiteurs 22 tableaux créés récemment. Il y en aura pour tous les goûts – et tous les budgets – des petits, moyens et grands formats, des carrés et des rectangulaires. J’offrirai également quelques giclées.

Je vous rappelle que le Parc André-J.-Côté est situé au 112 boul. Marie-Victorin, au bord du fleuve. Gageons que le soleil sera de la partie et qu’il viendra nous égayer. L’entrée et le stationnement sont gratuits. C’est donc un rendez-vous.


Rejoignez mon cercle d’initiés afin de bénéficier d’offres privilèges exclusives. N’hésitez pas à vous abonner à mon infolettre en cliquant ici.